Victime d’une attaque cardiaque il y a quelques année, et n’ayant quasiment jamais été sérieusement malade auparavant, je me suis retrouvé un peu désemparé devant cet événement soudain et inattendu.

 

Transporté aux urgences pour une pathologie que j’ignorais totalement, j’ai aussitôt pensé que je ne reviendrai pas lorsque le médecin m’annonça que j’étais en train de subir un infarctus du myocarde. Et puis miracle, je me retrouve quelques heures plus tard dans un lit d’hôpital, bien vivant… mais aussi bien branché. Le temps de reprendre mes esprits, et quelques explications plus tard, je comprends que la mort n’est pas passée loin et je me sens finalement plutôt heureux d’être encore là.

 

Mais on m’explique que ce n’est pas fini et que ma vie ne sera désormais plus la même… je m’inquiète à nouveau. Puis, au fil des jours, après les soins intensifs, on me déplace dans une chambre « normale » puis on me propose un séjour dans un centre de réadaptation, tout cela sans débourser un centime. J’accepte aussitôt et après trois semaines d’un cocktail d’activités physiques, de nourriture frugale et de repos, dans un cadre magnifique, au bord de la mer à Roscoff, j’ai l’impression d’être en pleine forme, comme s’il ne s’était rien passé. Et moins d’un mois plus tard, je reprenais mes activités quasi-habituelles.

 

C’est alors que je prends conscience que l’on ne s’était probablement jamais aussi bien occupé de moi, sauf bien-sûr dans mon enfance, et je découvre que notre médecine est réellement exceptionnelle.

C’est ce qui me pousse à vouloir « faire quelque chose » en remerciement pour toutes ces personnes grâce auxquelles je peux encore profiter de la vie et réaliser les projets que j’avais mis en réserve. Plutôt que donner de l’argent, ce qui finalement n’est pas très compliqué, je décide de consacrer du temps en agissant moi-même pour aider les personnes, parfois plus gravement atteintes que moi, à mieux vivre après cette maladie.

 

Très bien accueilli au club cœur et santé de Brest, où l’on m’a rapidement remonté le moral, je suis passé de simple adhérent à membre du bureau directeur et je continue aujourd’hui à apporter ma pierre au fonctionnement du club.

 

Yann K.